Certaines personnalités sont plus sensibles que d’autres à la dépendance. La dépendance affective ne fait pas exception. Elle est extrêmement fréquente et derrière un terme à la mode se cache un vrai trouble qui fait à la fois souffrir la personne dépendante et son partenaire. D’après le figaro « environ 2% de la population française serait concernée, tant les hommes que les femmes« . Elle se caractérise par un manque de confiance en soi et un effacement face au partenaire amoureux. Comment savoir si on est soi-même dépendant ? Comment s’en libérer ?

Les signes qu’une personne souffre de dépendance affective

Une personne dépendante « affectivement » ne vit plus pour elle mais pour l’autre. Elle s’efface au profit du partenaire dont elle recherche sans cesse l’approbation quel que soit le domaine. Elle a donc du mal à prendre des décisions par elle-même (sans conseil ni validation).

Très en demande de marque d’affections en tout genre, elle n’est jamais vraiment satisfaite (quelques soient les efforts du partenaire). Car ses attentes sont bien trop difficiles à combler. Attentes qui d’ailleurs sont pour elle justifiées et légitimes par rapport à tout ce qu’elle « donne à l’autre ». Elle peut en effet être elle-même amenée à « en faire trop ». Parce qu’elle pense plus ou moins consciemment pouvoir n’être appréciée que si elle satisfait toutes les attentes de l’autre.

Difficile alors de rester seule (ou ne serait-ce qu’envisager de l’être). Parce qu’elle a l’impression d’être abandonnée. Ou de se lancer seule dans des projets. Elle craint et évite à tout prix les désaccords (et conflits) car ils sont synonymes de rejet et d’exclusion. La perspective que le partenaire s’amuse sans elle peut être source d’angoisse pour la personne dépendante. Sa propre insécurité (par remise en question excessive de sa propre valeur) peut mener à de la jalousie.

Les personnes dépendantes préfèrent généralement compter sur d’autres (conjoint, famille, amis) pour assumer les responsabilités dans les domaines importants de leur vie (revenus, gestion administrative, santé, organisation domestique…). Nous allons y revenir mais la confiance en soi (et de manière générale l’estime de soi) fait généralement défaut aux personnes dépendantes. Ainsi dès que quelque chose ne va pas (dans le domaine pro ou perso), ces personnes rejettent automatiquement la faute sur elles-mêmes. Une façon de se pointer du doigts pour éviter que les autres ne le fassent et « la rejettent » ?

Bien sûr ces personnes à faible estime d’elles-mêmes qui ont peur des conflits auront aussi du mal à s’affirmer et à poser leurs limites. Refuser un service leur est très difficile. Parce que l’approbation des autres est un besoin vital et qu’elles ne veulent surtout pas risquer de les froisser. Sans approbation, en quelque sorte, elles « ne valent rien », n’ont aucune légitimité.

Je m’en suis aperçue le jour où je me suis endormie sur le paillasson de mon copain, juste pour vérifier à quelle heure il rentrait. C’était trop. J’avais tellement peur de me retrouver seule que j’étais prête à tout. Au début on croit que c’est de l’amour mais après il vous faut un shoote quotidien.

Elsa, 32 ans, designer – source

Il peut d’ailleurs s’agir de dépendance envers son partenaire comme d’autres personnes de l’entourage. La dépendance affective favoriserait également un terrain propice aux autres formes d’addiction (jeu, alcool, drogues, travail, sport). D’où l’intérêt d’y être attentif.

Comment se libérer de la dépendance affective ?

Un travail de fond sur l’estime de soi

Comme tout piège, pour pouvoir en sortir, il faut déjà avoir conscience qu’on est pris dedans. Or beaucoup de personnes en souffrance à cause de leur dépendance affective ne se rendent pas forcément compte de ce qu’il se passe en elles.

Une fois la « condition reconnue », il y a une condition nécessaire pour « sortir de ce piège » (et au bien-être en général) : nourrir son estime de soi.

Ça consiste en un travail de fond en développement personnel qui va permettre à la personne dépendante de ne plus autant douter d’elle-même, de sa valeur, de ses compétences et capacités. Mais aussi du fait que l’autre puisse l’aimer pour qui elle est. Difficile d’y croire si elle ne s’aime pas déjà elle-même.

D’ailleurs si c’est ton cas, pour te convaincre que tu n’as pas systématiquement besoin des autres, je t’invite à noter tout ce que tu as accompli seul(e) dans ta vie (pas forcément des choses extraordinaires) sans aide.

L’estime de soi c’est aussi ce qui permet d’oser s’affirmer. Oser accepter que les conflits ne sont pas forcément synonymes d’exclusion sociale.

Apprendre à s’aimer*, c’est s’autoriser à s’écouter, à faire passer ses propres besoins avant ceux des autres. Non par égoïsme mais pour être mieux dans sa peau et par suite mieux avec les autres.
* l’amour de soi est une des trois composantes de l’estime de soi avec l’image de soi et la confiance en soi

Ainsi, lorsqu’on sait prendre soin de soi, on n’a plus tant besoin que les autres le fassent pour nous. On a beaucoup moins d’attentes vis-à-vis d’eux puisqu’on sait aussi se donner soi-même, par exemple, de l’attention, de l’affection, de l’amour. On ne donne donc plus à l’autre des marques d’affection dans l’espoir dans avoir en retour. Mais bien parce qu’on ressent cette affection pour l’autre.

Si tu as besoin d’aide pour nourrir ton estime de toi-même alors je peux t’y accompagner personnellement. Je peux te guider pas à pas pour que tu saches quoi travailler précisément, comment et dans quel ordre. Mais aussi te soutenir et t’encourager dans les moments plus difficiles, t’écouter, te réconforter. Enfin t’aider à te motiver à faire sur la durée ce travail de fond sur ton estime de toi-même.

Si l’idée te plait, n’hésite pas à réserver ICI un entretien personnalisé. Il n’engage à rien, on fait simplement connaissance et le point sur ta situation. Ensuite on voit ensemble lequel de mes accompagnements te correspond le mieux au vu de tes besoins et attentes et je réponds à toutes tes questions. Enfin libre à toi de t’engager ou non, en toute connaissance de cause ^^.

Des petites actions quotidiennes spécifiques

Il y a néanmoins de petites actions spécifiques que tu peux d’ores et déjà tenter de mettre en place pour lutter contre la dépendance affective :

  • Prendre des initiatives sans demander de conseil ni de validation.
  • T’autoriser un temps pour réfléchir avant de t’engager à donner de ton temps, ton aide, ton argent, etc. ; et prévenir l’autre que tu as besoin de réfléchir
  • T’organiser des journées « rien que pour toi ». Dédiées à ce que tu aimes vraiment faire, sans rendre de comptes à qui que ce soit. Ou juste des activités seul du style aller au cinéma, au restaurant…
  • Avant de satisfaire les demandes de l’autre, te demander si elles sont légitimes et si tu as vraiment envie de les satisfaire
  • Oser donner ton avis sans connaître celui des autres. Tant pis si ce dernier est différent du tien. Si ça arrive avec des personnes qui te sont chères tu peux te rappeler la phrase suivante « on n’est pas d’accord mais on s’aime quand même« .
  • Tenir un journal de bord de tes petites victoires sur la dépendance affective. Et utiliser l’écriture thérapeutique pour bien les ancrer.

Lire aussi : l’écriture thérapeutique pour combattre les ruminations et développer confiance et positivité

Et bien sûr plus tu élèveras ton estime de toi-même, plus tu parviendras facilement à réaliser ces petites actions. Selon ton niveau d’estime de toi-même, il est possible que ces actions te soient trop difficiles à réaliser pour le moment.

Si c’est ton cas et que tu ne souhaites pas directement partir sur un programme d’accompagnement global de quelques mois alors je propose également des séances « Coup de boost ». Ce sont des séances de coaching individuel en visio que tu peux réserver à l’unité. Elles permettent de faire le point sur ta situation actuelle et de mettre en place un plan d’action court terme spécifique à tes besoins et attentes. Détails et réservation ICI.

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Sensiblement

Lauren

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