Être hypersensible c’est vivre tout à 200% : les pensées, les émotions, les relations. Il se passe donc tellement de choses dans la tête et le coeur d’un hypersensible que ce dernier peut être tenté de vouloir à tout prix récupérer un peu de contrôle là où il pense qu’il peut en avoir…..

Être hypersensible c’est aussi …

💥 C’est se lancer à cœur perdu dans les doutes, les craintes, la colère, la tristesse, la culpabilité, la honte mais aussi la joie, l’émerveillement, la gratitude, l’espoir, l’empathie, l’intuition, la créativité.
💥 C’est voir se graver en soi (au fer rouge) les événements tellement ils nous impactent émotionnellement. Et quand on y repense, c’est comme si on y était à nouveau.
💥 C’est s’accrocher à tous ces détails que d’autres ne remarquent pas. Tous ces détails et toutes ces prises de têtes vertigineuses que d’autres ne comprennent pas. Mais qui nous tiennent à cœur. « Pourquoi tu le prends comme ça ? », « Pourquoi tu te mets dans cet état ? »
💥 C’est parfois prendre les paroles des personnes beaucoup moins sensibles comme des gifles en pleine figure ou carrément des poignards en plein cœur.
💥 C’est surtout être unique car chacun l’est à sa façon. Même au sein des hypersensibles il n’y a pas de case. Ce n’est pas une maladie, il n’y a pas de diagnostic précis. Tout est dans le ressenti. Si on se sent hypersensible, c’est sûrement qu’on l’est.

Sans forcément être « hypersensible » chacun a sa sensibilité propre qui le lie aux autres et au monde. Sa « zone de génie » comme dirait Baudelaire…. Alors qui que tu sois et quelque soit ton niveau de sensibilité, surtout n’aies jamais honte d’être qui tu es.

Voici maintenant 3 axes de travail pour t’aider à ajuster et orienter tes efforts de contrôle.

Interprétation

Pour un hypersensible qui pense trop, à tout et tout le temps, c’est si facile d’amplifier la moindre contrariété pour en faire un énorme problème existentiel. Nos pensées partent dans tous les sens, on sur-interprète, on imagine le pire, on s’angoisse. On se raconte à nous-même de jolies histoires qui nous pourrissent bien la vie. Bien plus d’ailleurs que ce qu’il se passe autour de nous. Le pire c’est qu’on s’accroche à toutes ces histoires qu’on se raconte à nous-mêmes. Comme une moule à son rocher. Pensant peut-être reprendre un semblant de contrôle sur notre vie. Malheureusement, souvent on s’y prend mal.

Prendre ses responsabilités et se remettre en question avec bienveillance peut s’avérer très difficile pour celui ou celle qui n’a pas confiance en lui / elle. Pourtant, reconnaître sa part de responsabilité dans son état intérieur, c’est retrouver ce sentiment de contrôle si réconfortant : « non ! nous ne sommes pas des pantins à la merci des autres et des circonstances ! ».

Nous pouvons, en changeant notre façon de penser, retrouver plus de paix et de liberté intérieure.

Un peu de contrôle donc, mais bien orienté, pour gagner en sérénité. En effet en changeant ce qu’on se dit à soi-même, on change la façon dont on se sent. Notre état d’esprit est tel un muscle qui ne demande qu’à s’entraîner pour se renforcer.

Comment ? Ça dépend des personnes. Des besoins de chacun et des attentes. Des difficultés et des forces. Mais une chose est sûre : pour que ça marche, on a besoin d’une bonne estime de soi.

Lire aussi : qu’est-ce que l’estime de soi ?

Acceptation

Elle est indispensable à tout le monde, pas uniquement les hypersensibles il est vrai. Parce que c’est soit ça soit se torturer mentalement et émotionnellement sur des choses sur lesquelles nous n’avons pas prise (pas le contrôle). Et pire, passer son temps et son énergie dans l’agacement et la colère au lieu de les passer sur des actions qui font vraiment bouger les choses.

L’acceptation :

✅ 2e étape du chemin pour nourrir son estime de soi

✅ gros bloc du dev perso, à la fois tellement difficile à acquérir et tellement salvateur lorsqu’on y parvient .

Accepter c’est renoncer aux frustrations stériles et vaines colères inutiles pour se tourner vers des actions sereines et lucides qui résolvent (du moins aident) vraiment les situations qui nous contrarient.

C’est aussi faire la part des choses entre ce qui est de notre fait et ce qui ne l’est pas pour pouvoir lâcher prise lorsque nous ne pouvons rien y faire. À quoi bon pester contre ce sur quoi nous n’avons pas le contrôle ? Autant réorienter son attention pour mettre nos efforts là où au contraire nous pouvons y faire quelque chose.

C’est enfin reconnaître que l’on est soi-même imparfait et ne pas s’en vouloir pour autant.

C’est une bouffée d’oxygène dans le quotidien de chacun et le super-héro qui vient libérer notre petit cœur de l’étau dans lequel il est si souvent enfermé.

Lire aussi : l’acceptation de soi et du monde

Planification

Beaucoup d’hypersensibles (et pas que !) aiment bien tout prévoir, tout planifier, tout organiser, tout anticiper.

Préparer en amont dans l’espoir de ne pas être bousculé par la suite. Mais ça ne marche pas !

Les imprévus seront là. Quoi qu’on en pense, quoi qu’on fasse.

Par contre cette sur-organisation, en plus d’être fatigante et un tantinet utopique, limite l’ouverture d’esprit face à la spontanéité, les heureuses surprises, les rencontres inattendues, etc…

Face à l’excès de contrôle j’ai une arme fatale en tête pour lâcher un peu de lest : la sérendipité !

Lire aussi : la sérendipité

Et bien sûr un peu de planification ne fait pas de mal non plus, comme toujours, on vise l’équilibre ! 😉

Sensiblement

Lauren

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As-tu déjà visionné ma conférence >>> Conte pour hypersensible : comment faire de ton hypersensibilité une force ? <<<

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