Je vois beaucoup de personnes très sensibles fournir beaucoup d’efforts pour vivre plus sereinement puis finir par désespérer par manque de résultats. Simplement parce qu’elles ne s’y prennent pas de la bonne façon. Je t’ai donc préparé un petit listing des erreurs à éviter pour toi l’hypersensible qui ne le vis pas toujours très bien.

Erreur n*1 : vouloir améliorer ses relations aux autres (son unique focus) avant d’améliorer sa relation à soi

Se focaliser sur sa relation aux autres sans être au clair sur sa relation à soi est une grosse erreur. Puisque ce sont les autres qui « nous font souffrir », on pense plus ou moins consciemment que nous devons travailler nos relations et notre communication. Et éventuellement que c’est aux autres de faire un effort pour nous accepter tels que nous sommes. Et être plus bienveillants envers nous.

Le problème c’est que ce faisant :

  • on est souvent déçu car on a beaucoup d’attentes envers les autres ; ce qui nous amène à être souvent frustrés car totalement tributaires de leur bonne volonté
  • on en veut aux autres de ne pas nous comprendre mais on ne se comprend pas soi-même
  • on ne comprend pas non plus les autres

DONC on juge beaucoup.

DONC on a très peur d’être jugé (peur du regard des autres).

De manière générale, il vaut clairement mieux chercher les réponses à nos questions en nous-même que dans le comportement des autres.

On ne peut pas être bien avec les autres, ni les écouter, bien communiquer, les comprendre , les aimer si on n’est pas déjà bien avec soi, on ne sait pas s’écouter ni communiquer paisiblement avec soi, se comprendre ni s’aimer soi-même.

Règle d’or n*1 :
Tout part de soi !
Commencer par travailler sa relation à soi-même avant de travailler sa relation aux autres.

Erreur n*2 : avoir du mal à prendre ses responsabilités, se placer constamment en victime.

Il y a des personnes pour qui, plus ou moins consciemment, ce n’est jamais de leur faute. La remise en question est trop douloureuse. Au lieu de se dire « je n’ai pas réussi ce point précis« , ces personnes auraient plutôt tendance à se dire : « je suis nulle« . Et généraliser le manque ponctuel à toute leur personne en se dévalorisant. C’est pourquoi elles ont du mal à assumer leurs erreurs.

Ainsi certains peuvent penser que leur mal-être est uniquement dû à « l‘insensibilité » et au manque de bienveillance de leur entourage (notamment à travers toutes les remarques qu’ils reçoivent de la part de personnes peu sensibles et bienveillantes / attentionnées). Ainsi qu’aux difficultés de leur passé. Ils ne se sentent pas bien aujourd’hui parce qu’ils ont par exemple eu une enfance difficile. Les circonstances de leur vie aujourd’hui ne leur semblent pas non plus favorables et entravent également leur bien-être.

Ces personnes se justifient systématiquement par peur de ce qu’on pourrait penser d’elles. Elles sont convaincues qu’elles n’ont pas de chance et n’en démordent pas. D’ ailleurs leur hypersensibilité, vécue bien souvent comme un handicap, vient les conforter dans le fait qu’effectivement elles n’ont pas de chance.

DONC elles ne se remettent pas en question (trop douloureux)

DONC elle n’évoluent pas et continuent de souffrir. Ce qui les conforte, encore une fois, dans le fait qu’elles n’ont pas de chance.

Une solution ? être au clair sur ce qui est de notre ressort et ce qui ne l’est pas ! Ça permet d’agir quand on le peut (au lieu de juste se plaindre ce qui n’avance à rien). Mais aussi d’accepter ce sur quoi on n’a pas prise (plutôt que de perdre son énergie à s’agacer vainement).

Prise de responsabilité pour ce sur quoi on a le contrôle

Règle d’or n*2 :
prendre ses responsabilités (pour ce sur quoi on a le contrôle).
Se remettre en question avec bienveillance pour évoluer continuellement.

Erreur n*3 : avoir une perception de la vie (et de soi-même) très figée.

Autrement dit s’accrocher à ce qu’on croit sans faire évoluer ses convictions. Penser que ce qu’on croît est la vérité.

Le piège consiste à fusionner avec ses pensées (notamment les jugements) et les considérer comme LA réalité. C’est un piège dans lequel beaucoup de personnes tombent avant d’avoir appris à faire la part des choses parmi leurs pensées. C’est valable pour les pensées / croyances sur elles-mêmes, les autres, la société. Le problème est que ces croyances enferment bien souvent dans des schémas d’auto-sabotage qui empêchent, tout simplement, d’être heureux.

Lire aussi : comment mes croyances limitantes me font-elles souffrir ?

Faire des suppositions sur les intentions des autres est également un bon moyen de se créer de la souffrance. Le phénomène s’apparente à de la lecture de pensée : on croît savoir ce que les autres pensent, pourquoi ils agissent ainsi, quelles sont leurs intentions. Le problème est qu’ensuite on s’accroche à ces suppositions qu’on considère comme la réalité.

Enfin avoir un discours intérieur très dur (et négatif) envers soi-même est une des meilleures façons de s’auto-saboter. De la même façon, à force de se dire qu’on est « nul« , « stupide« , « bon à rien » ou autre, on finit par l’ancrer en nous. Et y croire plus ou moins inconsciemment.

DONC on finit par avoir beaucoup de croyances sur soi-même et la vie sans avoir conscience que ce ne sont « que » des croyances / états d’esprit.

DONC on rumine beaucoup et on profite assez peu de sa vie.

Une solution ? Douter de ce qu’on croît…vis-à-vis de soi-même et des autres. Se demander régulièrement « qu’est-ce qui me fait dire ça ? » ou « Cette croyance est-elle justifiée ? », etc…

Règle d’or n*3 :
reprendre la maîtrise de ses pensées / état d’esprit (interprétations, suppositions, croyances…)
+ être conscient que ses pensées créent UNE réalité / vérité possible à l’instant T (SA propre réalité qui peut évoluer)

Erreur n*4 : consacrer son temps et son énergie uniquement à lire des livres de développement personnel et regarder des vidéos…

Si on ne fait QUE lire / écouter alors on acquiert des connaissances :

  • de façon désordonnée ;
  • on finit par oublier ce qu’on lit parce qu’on n’applique PAS les concepts au quotidien.
    On n’incarne pas, ne pratique pas.

DONC on n’a pas de résultats concrets et encore moins durables (malgré tout nos efforts !!!). Finalement rien ne change !
Notre situation reste la même, avec toujours le même lot de souffrances. Qui nous fatiguent de plus en plus.

DONC on se démotive et on pense qu’on est incapable de changer. Donc forcément on ne change pas. Ce qui est fichtrement désespérant !

Règle d’or n*4 :
s’imprégner de la théorie dans un ordre précis et logique
PUIS pratiquer quotidiennement pour obtenir des résultats concrets et durables...et se transformer réellement !

Erreur n*5 : considérer que travailler sur soi est un luxe qu’on n’a que très rarement le temps de s’offrir.

C’est-a-dire se faire passer après les autres. Parce qu’on culpabilise de prendre du temps pour soi. Mais aussi parce qu’on a toujours plus urgent et important à faire que travailler son développement personnel.

DONC on ne passe que très peu de temps (et de façon erratique) sur son développement personnel.

DONC on n’évolue pas et on se dit que le développement personnel « ça ne sert à rien« .

Pour éviter cela tu peux commencer par hiérarchiser selon ce qui est important pour toi. Parmi ton développement personnel, ton conjoint, ta famille, tes amis, tes sorties dans la nature, les tâches ménagères, etc…. Et bien sûr l’ordre peut changer dans le temps. Rien n’est gravé dans le marbre.

En tout cas je t’invite à faire de toi-même ta priorité ! Ce qui te permettra d’apporter beaucoup plus aux autres….

Règle d’or n*5 :
faire de soi sa priorité et être conscient que ce n’est ni égoïste ni superflu.
C’est au contraire ce qui permet d’être la meilleure version de soi-même pour son entourage.

>>> Pour aller plus loin (et avoir des exemples concrets) je t’invite à visionner ma conférence : conte pour hypersensible <<<

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