Nous voilà plongés dans ce que les chercheurs en sciences sociales appellent les « compétences sociales« . Elles représentent l’ensemble des savoir-faire invisibles mais utiles en mantière d’acceptabilité et de présence sociale (comportements verbaux et non verbaux). Aujourd’hui on apprend la plupart de ces compétences par imitation de modèles qu’ils soient parentaux, familiaux, sociaux…. Néanmoins la psychothérapie et le développement personnel s’y intéressent aussi, parce que ces compétences concernent un point crucial des relations sociales : prendre sa place mais pas toute la place. Elles ont deux composantes principales : la partie expressive et la partie réceptive. C’est dans la partie réceptive que nous allons plus particulièrement nous intéresser à l’empathie.

Expression de soi

Il s’agit en grande partie d’affirmation de soi, autrement dit s’exprimer calmement, gentilment mais fermement son point de vue tout en respectant le point de vue de l’autre. Technique qui permet de prendre sa place au milieu des autres, de la façon la plus harmonieuse qui soit.

En effet les personnes à faible estime de soi, par insécurité, vont avoir tendance à attendre qu’on leur laisse de la place ou au contraire vont vouloir prendre toute la place. Elles sont aussi d’ailleurs souvent sur la défensive…

Chat, Colère, Félin, Portrait, Peur, Fourrure, Drôle

Pour plus de conseils sur l’expression calme et sereine de soi je t’invite à aller lire l’article sur la Communication NonViolente pour découvrir ou redécouvrir les merveilles de cette technique de communication pacifique.

💡 Quelques conseils en passant

  • Pas besoin de redouter les silences. Ils ne veulent pas dire que l’échange est « rompu ». Ils sont parfois et souvent bénéfiques. Travailler donc à ne pas vouloir les supprimer automatiquement et rapidement 😉.
  • Pour les timides, rappelez-vous qu’il s’agit d’un échange, pas d’un examen de passage, ni d’un oral d’entrée en grande école. C’est OK de ne pas être « au TOP » dans l’échange, de ne pas forcément s’exprimer au mieux, de ne pas trouver les bons arguments. Bref accepter de ne pas être parfait !
  • Éviter de juger : moins on juge les autres et moins on craint leur regard.
    • Il est nettement plus bénéfique d’essayer de comprendre l’autre plutôt que de le juger.
    • D’ailleurs le jugement de la personne a tendance à se confondre avec l’observation de son comportement. « Tu ne ranges jamais tes affaires » voire « tu es bordélique » (jugement) est à différencier de « Ce matin tu n’as pas rangé ton pantalon si bien qu’il traine encore sur le sol de ta chambre » (observation -> c’est un fait et la conversation est encore possiblement constructive).
      Ou encore « c’est un vantard » (jugement) à remplacer par « il s’est vanté hier soir » (observation).
  • Éviter aussi de généraliser : ce n’est pas parce que untel est désagréable à la sortie du lit qu’il est tout le temps désagréable. Il est intéressant d’essayer de préciser les situations déclenchantes après un jugement sur quelqu’un. Exemple : elle parle sèchement quand elle est stressée, il est égoïste quand il est au travail, etc….
    De plus il est préférable de garder à l’esprit que la personne en face de nous ne se résume pas uniquement à ses (quelques) défauts. Déjà nous venons de le voir, les défauts peuvent souvent être propres à des situations particulières. Ensuite la personne a aussi des qualités. Il s’agit donc d’équilibrer le jugement.
    • À faire aussi pour soi bien sûr : ne te focalise pas uniquement sur tes défauts et tes complexes, tu es bien plus que ça !

Réception « de l’autre »

La clé ? Être à l’écoute. Éventuellement relancer, faire préciser ou compléter, entrer en empathie avec son interlocuteur. Malheureusement lorsque nous sommes fatigués, lorsque à force de ne pas intervenir nous nous assoupissons, lorsque nous doutons de nous et qu’au lieu d’être à l’écoute nous cherchons à faire bonne figure et notamment à ce que nous allons répondre…bref dans ce genre de moment nous ne sommes plus vraiment à l’écoute.

Pourtant l’écoute « active », celle où on écoute vraiment, est bénéfique à l’estime de soi. Elle apporte notamment des informations extérieures qui sont nettement préférables aux suppositions (voir le 3e accord toltèque : ne faites pas de supposition). Pour éviter de faire des suppositions sur les intentions des autres, la meilleure stratégie restant encore de leur poser des questions….et d’écouter attentivement les réponses !

Point D'Interrogation, Connaissances, Question

L’écoute « active » permet aussi le lien et facilite la décentration vis-à-vis de soi. En effet les personnes à faible estime d’elles-mêmes doutent beaucoup d’elles. Ainsi elles peuvent avoir tendance à surveiller en quasi-permanence les moindres signes qui témoignent de l’image d’elles que les autres perçoivent.
Enfin l’écoute permet de travailler l’acceptation du point de vue de l’autre. Rappellons qu’écouter n’est pas approuver ou valider.

J’aimerais maintenant revenir sur l’empathie, notion largement utilisée mais peut-être pas toujours en parfaite connaissance de cause.

Le cas de l’empathie

D’après le dictionnaire Larousse, l’empathie est la « faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent« . Il s’agit donc de ressentir les émotions des autres, comme si on était « à sa place ». Capacité d’ailleurs souvent très développée chez les personnes hypersensibles à qui il peut même arriver de confondre les émotions des autres avec les leurs. De manière générale, nous avons tous un certain degré d’empathie, qui peut évoluer selon les circonstances de notre vie.

Liberté, Jeune Fille, Voyage, Aventure, Été, Danse

Par contre il est nécessaire de ne pas confondre empathie avec sympathie et compassion. La sympathie elle, est le « penchant naturel, spontané et chaleureux de quelqu’un vers une autre personne » et contient la notion de bienveillance. Autrement dit c’est la capacité d’être agréable à l’autre.
La compassion est le « sentiment de pitié qui nous rend sensible aux malheurs d’autrui« . Ou encore la capacité de souffrir avec l’autre.

Autant on peut décider d’être sympathique avec quelqu’un ou d’avoir de la compassion, autant on ne décide pas d’avoir de l’empathie. Contrairement aux deux autres, cette dernière n’est pas le résultat d’une intention ou d’une décision.

Par exemple : si je suis contrarié par un « problème » personnel, en proie à des émotions désagréables qui réduisent considérablement mon champ attentionnel (et le concentrent principalement sur moi-même), je serai potentiellement moins « réceptif » aux émotions de l’autre (diminution de l’empathie).
À l’inverse un événement douloureux de mon existence peut m’amener à être plus sensible par la suite aux émotions des autres (augmentation de l’empathie).
Par contre je peux choisir à tout moment d’être sympathique ou non avec la personne que j’ai en face de moi, notamment selon le degré avec lequel je l’apprécie.


Pour finir voici une petite infographie sur la communication.

Mes sources

imparfaits libres et heureux pratiques de l'estime de soi

Le livre Imparfaits, libres et heureux, de Christophe André.

NB: Au passage le livre existe aussi au format numérique et en livre audio 😉.

Le site les hypersensibles.com.


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