C’est impressionnant le nombre de relations qui pâtissent à cause de l’ego / la mauvaise estime de soi. Chacun voit la vie avec son référentiel, son filtre perceptuel de la réalité. Et bien souvent ce filtre, de base déjà biaisé (lire aussi les biais cognitifs, méfie-toi de ton cerveau) , l’est encore plus à cause de l’ego. Ce dernier, pensant probablement bien faire (défendre ?), vient alors altérer les jugements. Il « voit le mal partout » et automatiquement chez l’interlocuteur, il surinterprète, il tire des conclusions hâtives.

Affirmation de soi

Qui dit mauvaise estime de soi dit difficultés à s’affirmer. On a du mal à poser ses limites, à faire des demandes, à dire non. Donc on part du principe que les autres pourraient, quand même, ne pas pousser le bouchon. Ils pourraient « deviner » nos besoins, parce que, quelque part c’est du « bon sens ». Sauf que dans notre propre référentiel ça l’est mais peut-être pas pour tout le monde.

On peut aussi en venir à regretter d’être « trop gentil« , avoir l’impression de se faire « marcher dessus ».

Pour aller plus loin, lire aussi : comment ne plus être « trop gentil » ?

On a du mal à poser des questions aux autres. À la place on fait plutôt des suppositions sur leurs intentions. Par exemple on pense très vite qu’ils nous en veulent, qu’ils sont déçus de nous, qu’ils nous rejettent. Puis on interprète leurs actes en ce sens pour venir confirmer cette croyance créée de toute pièce par notre imaginaire. Ce qui entretient les malentendus, qui se composent de « mal exprimés », et de « mal-écoutés ». Comme l’autre ne connaît pas forcément nos craintes il ne vient non plus nous rassurer.

On est frileux à l’idée de demander de l’aide. On a peur de déranger, de passer pour l’assisté de service. Du coup on se dit que l’autre pourrait proposer, « ce serait quand même sympa de sa part« .

Au lieu d’être assertif on est donc généralement inhibé ou agressif. Ce qui amène à beaucoup d’agacement, de frustration et de déception envers l’autre. On lui en veut de ne pas prendre soin de nous, mais le faisons-nous déjà pour nous-même ? Et de façon générale je pense qu’il n’y a pas pire que les malentendus pour nuire à des relations.

Pour aller plus loin, lire aussi : le triangle de Karpman et l’affirmation de soi

Susceptibilité

Lorsqu’on doute de soi, on part souvent automatiquement du principe que les autres aussi. Qu’ils n’ont pas confiance en nous. Si on ne s’estime pas suffisamment comment les autres pourraient nous estimer ?

On aimerait tant masquer nos failles aux yeux du monde, que personne ne s’en rende compte. Alors on suppose très vite que ce que l’on redoute est en train d’arriver : à la moindre remarque on se sent rejeté à cause de notre incompétence. Les critiques rappellent à quel point on est une mauvaise personne et les échecs à quel point on est nul. L’autre est vu comme un juge, en position haute, prêt à se moquer. Parfois même on s’auto-condamne en premier pour éviter que l’autre puisse (supposément) le faire. On se dénigre / se rejette alors comme pour éviter le rejet de l’autre.

Quand on est susceptible, on prend tout de travers, on réagit au quart de tour, on se vexe, on devient agressif. Lorsqu’on boude l’autre ne sait même pas pourquoi « ça ne va pas ». Il ne sait pas ce qu’on lui reproche. Il a l’impression de marcher sur des œufs.

Cette susceptibilité est à la fois fatigante pour la personne susceptible mais aussi pour son entourage. C’est difficile à vivre pour tout le monde. C’est une énorme source de tensions et de malentendus dans les relations, causée par un manque d’estime de soi.

Pour aller plus loin, lire aussi : que faire face à la susceptibilité ?

Attentes et intransigeance

Puisqu’elles ne supportent pas leurs failles, les personnes à basse estime de soi sont généralement très exigeantes voire intransigeantes avec elles-mêmes. Ces personnes veulent absolument être irréprochables pour « sauver leur image » en quelque sorte. Pour être acceptées, aimées, et avoir l’impression de « valoir quelque chose ». Elles ne s’autorisent donc aucun écart, et se reprochent très vite et durement le dysfonctionnement de tout ce que qui « ne se passe pas comme prévu« .

Tout naturellement elles sont pareil avec les autres. « Vu tous les efforts qu’elles font, les autres peuvent aussi en faire un peu« . Elles ont donc beaucoup d’attentes envers leur entourage. Elles passent leur temps à se demander pourquoi ces derniers ne font pas tout ce qu’elles attendent d’eux. Encore une fois : frustration, déception voire colère qui nuisent beaucoup aux relations.

Le perfectionnisme est une maladie de l’estime de soi. On ne supporte pas le moindre pas de travers. On se met une pression de fou pour être parfait. Ce qui bien sûr n’arrive jamais. On met aussi beaucoup de pression sur le dos des autres. Ce qui peut les faire fuir.

Enfin la faible estime de soi rend la remise en question trop fréquente, automatique et lancinante ou au contraire carrément impossible.

  • Dans le premier cas, la personne prend sur elle toute la responsabilité de « toutes les erreurs commises » (les siennes et celles des autres) qui sert de preuve de son incapacité.
  • Dans le second cas, elle ne reconnaît jamais aucune erreur qu’elle pourrait commettre. Elle aurait plutôt tendance à reporter la faute sur les autres (ou les circonstances) même lorsque c’est de son fait. Reconnaître sa part de responsabilité serait bien trop dangereux. Cela reviendrait, dans son référentiel, à reconnaître qu’elle est une mauvaise personne (généralisation de l’erreur dans un domaine précis à un moment précis à toute la personne).

Lire aussi : 7 clés pour vaincre la peur de l’échec

Dépendance affective

Enfin la mauvaise estime de soi est la cause principale de dépendance affective.

Pour en savoir plus sur la dépendance affective, lire aussi : la dépendance affective, la reconnaître et en sortir

Sensiblement

Lauren

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