Les hypersensibles prennent de plein fouet tous les détails de leur quotidien. Une remarque, la cohérence des propos, un geste, une attitude, l’intonation de leur interlocuteur. Sans parler des fameux « tu te prends trop la tête » ou « on n’est pas au monde des bisounours ». Et les interrogations existentielles qui s’ensuivent. Et ensuite c’est parti pour un tsunami émotionnel de magnitude 4 (c’est beaucoup !).

Que ce soit les ruminations ou l’impression que leurs pensées leur mangent les journées, se sentir incompris(e) et avoir beaucoup de mal à se dévoiler, les sons trop forts qui dérangent, le fait de pleurer trop et trop souvent et de ne pouvoir le retenir, les remises en question excessives et le fait de ne pas trouver sa place, les émotions ne sont jamais bien loin et ne laissent que peu de répits (voire leur pourrissent la vie) à toutes ces personnes à fleur de peau.

Tu te demandes si tu es hypersensible ? Alors cet article devrait t’aider à te faire ton idée sur la question.

Ce qui ne marche pas…

Certains hypersensibles essaient de se raisonner ou d’ignorer leurs émotions. Généralement sans succès. Le sport et la méditation sont de précieux outils mais ne suffisent pas non plus. Pourtant beaucoup rêvent de devenir positifs et détachés. Sauf que pour cela il ne faut pas brûler les étapes. Se concentrer uniquement sur le problème tel que sa relation aux autres ne suffira pas si on n’agit pas sur la cause : sa relation à soi. Et puis bien souvent on en a marre. On est pressé d’en finir avec cette prise d’otage constante des pensées et émotions. Alors bien on veut faire de trop grands pas pour en finir au plus vite. Mauvaise idée. Parce qu’on a moins de chance d’y arriver (c’est bien trop difficile !). Donc on se décourage voire on abandonne. Souviens-toi de toujours viser les petits pas !

Reporter la « faute de sa condition » et de ses souffrances sur ses parents (éducation, gènes, etc…), sur la société, la météo ou les autres peut faire du bien sur le moment. Oui se plaindre ça soulage ! Mais à court terme. Car ce qui aide sur le long terme c’est de mettre en place les actions qui vont permettre de changer la situation qui nous déplaît. Et ça commence par prendre ses responsabilités : « maintenant je suis adulte et j’assume mes émotions et comportements« .

Chercher les réponses à l’extérieur de soi

Si je me sens mal (émotionnellement), ce n’est pas « à cause » des autres. Les autres ne sont que le déclencheur et non la véritable cause de mon mal-être (du moins dans la grande majorité des cas). Bien sûr assumer avec bienveillance, sans se flageller parce qu’on est imparfait. Juste reconnaître qu’on a notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive et qu’on peut changer si on le souhaite, quitte à se faire aider si on n’y arrive pas seul(e).

D’ailleurs même si on se fait aider le changement ne viendra pas de l’extérieur. Pas de recette ou de pilule magique. Seulement des actions quotidiennes, de petits efforts réguliers qui, mis bout à bout, nous permettrons de nous libérer de nos démons. On peut seulement être orienté(e) vers la direction à prendre pour faire de notre hypersensibilité une force, et les étapes à suivre pour y parvenir.

L’hypersensibilité n’est pas non plus une case qui nous empêcherait d’être ou de devenir ce qui nous tient à cœur. Certes, ce trait de caractère ajoute selon moi de la complexité au travail de développement personnel par ses spécificités qui doivent être prises en compte pour accueillir et faire la paix avec l’intégralité de soi-même. Néanmoins c’est en s’appuyant sur leurs richesses de leur sensibilité que les hypersensibles pourront la sublimer.

Ce qui marche pour les hypersensibles…

Le travail sur la gestion des émotions passe par la reconnexion à soi. Te poses-tu parfois la simple question « comment je me sens aujourd’hui / maintenant ? »
Car pour comprendre puis « gérer » ses émotions, il s’agit déjà de les écouter. Pour décrypter ce qu’elles viennent dire de nous, de qui nous sommes et de ce dont nous avons besoin. En effet nos émotions ne parlent pas des autres mais de nous. D’où l’importance d’être prêt(e) à prendre ses responsabilités et à aller chercher en nous les réponses à nos questions. Et c’est seulement en écoutant le message que nos émotions transmettent qu’elles cesseront de nous importuner et pourront devenir notre allié.

Changer le regard que l’on porte sur soi

Pour se reconnecter à soi, il s’agit déjà de réapprendre à se connaître. Oser ouvrir les yeux sur les facettes de notre personnalité qui nous dérangent ou dont nous sommes les moins fiers. Savoir aussi reconnaître tout le bien que l’on apporte dans ce monde. Car certes l’hypersensibilité peut apporter de la complexité au travail de développement personnel, mais les hypersensibles sont aussi de vraies pépites (je ne suis pas la seule à le dire 😉). À condition bien sûr de s’autoriser à briller.

Tiens, par exemple, l’hypersensibilité est souvent associée à une grande créativité, n’est-ce pas formidable ?

En reconnaissant ainsi tout ce qu’on apporte aux autres et ce que les autres nous apportent, on se sent bien plus légitime et a sa place. Au lieu de se sentir « hors des cases ». En se connaissant mieux on se sent aussi moins vulnérable face à l’extérieur et plus facilement en paix avec soi-même. Comme on est conscient de sa propre valeur alors on ne se dévalorise ni se dénigre plus. Par exemple on évite les « je suis nul(le) », « j’y arriverai pas » et compagnie. Aussi beaucoup moins de doutes et de remises en question existentielles. Comme on est aussi conscient qu’on a autant de valeur que les autres, alors on se sent l’égal des autres.

Accepter qui on est

Ensuite un point essentiel consiste à s’accepter, sans condition. Autrement dit pas seulement nos bons côtés ni lorsqu’on réussit. Accepter d’être différent, de faire partie de cette portion de la population qui est plus sensible que la moyenne. S’accepter dans son ensemble, non pour renoncer ou se résigner mais pour s’autoriser à changer ensuite. Et ce de façon bien plus sereine et lucide. À soi aussi le lâcher prise et l’apaisement émotionnel et mental, car on n’est plus dans la confrontation permanente avec ces parties de nous-même que l’on n’acceptait pas jusque-là. Fini le refus de soi. De nier ou de faire l’autruche sur ce qui ne plaît pas en soi.

On peut enfin accéder à ce calme et cette sérénité tant désirés. Plus de honte ou de culpabilité excessive. Car on est ok avec qui on est, certes imparfait(e) mais c’est humain et normal. On fait ce qu’on peut et l’essentiel c’est d’essayer de progresser chaque jour.

Enfin les paroles des autres ne sont plus de potentiels couteaux qui pourraient venir appuyer sur les plaies ouvertes de ce dont on a honte chez soi. De ce qui nous dérange chez nous, à tort ou à raison. Finie cette apparente nécessité de protéger à tout prix notre honneur face aux remarques des autres : on est alors bien moins susceptible.

Par exemple : un « tu es trop sensible » ne nous atteint plus car on sait qu’on est très sensible et qu’on est ok avec ça. Voire heureux(se) de l’être selon où on en est dans le processus. La parole ne blesse pas car on n’a pas honte d’être sensible. Un peu comme si on nous disait « ‘tu as les yeux trop bleus / marrons ou verts ». Ça ne nous toucherait pas (et pourrait presque nous faire rire non ? ). Quand au côté péjoratif du « trop », on accepte aussi qu’il parle de l’opinion de l’autre. De sa propre façon de percevoir ce qui l’entoure dans son référentiel bien à lui. Bref ce « trop » parle plus de l’autre que de soi.

Être son meilleur ami

Lorsqu’on n’est plus en lutte permanente contre des parties de soi-même, justement parce qu’on s’accepte, alors on est plus bienveillant avec soi. On peut donc nourrir l’amour de soi. Cette composante essentielle de l’estime de soi. Qui s’apparente d’ailleurs plus à de l’affection et de l’amitié qu’à de l’amour. Comme en témoigne ce célèbre conseil « parle-toi comme tu parlerais à ton meilleur ami« .

Apprendre (ou réapprendre) à prendre soin de soi, à faire de soi sa priorité, sans honte ni culpabilité. Prendre du temps rien que pour soi, pour ce qu’on aime et qui nous fait du bien. Pas par égoïsme mais parce que pour être bien avec les autres, il faut déjà l’être avec soi. Et on peut difficilement donner aux autres ce qu’on ne se donne déjà à soi. Ou alors dans le ressentiment, la frustration et l’épuisement émotionnel et physique caractéristiques des personnes qui prennent systématiquement soin des autres avant de voire même sans prendre soin d’elles. Être doux et bienveillant avec soi c’est aussi ramener le plaisir, la motivation et le dynamisme dans ses journées.

Pour pouvoir « gérer » ses émotions

Lorsqu’on sait s’écouter (ses besoins, ses désirs), alors on peut commencer à décrypter ses émotions. D’où elles viennent, pourquoi elles se manifestent et ce qu’elles veulent dire. Écouter le message qu’elles transmettent plutôt que de les subir et/ou de les laisser nous guider aveuglément. Ce qui permet de mieux se comprendre. Mais aussi d’être plus dans la réponse (consciente) que dans la réaction (inconsciente, automatique).

On se sent nettement plus serein(e) et apaisé(e). Car on sait quoi faire face aux émotions désagréables mais aussi comment déclencher des émotions agréables. Ce qui permet d’enfin reprendre le contrôle de son état émotionnel ! On ne ressasse donc plus autant puisqu’on sait aller chercher derrière ce sentiment désagréable, remonter à sa source. Au lieu de s’arrêter à la surface, à ce qui a déclenché l’émotion, autrement dit l’événement extérieur qu’on a perçu.

Par exemple : plutôt que de tourner en boucle le déroulement d’une conversation passée dans sa tête, on va venir chercher ce que ça nous fait. Et pourquoi on se sent comme cela. Qu’est-ce que ça vient toucher en nous ? Qu’est-ce que cette émotion dit de nous ?

Enfin qui dit mieux comprendre ses émotions, dit aussi mettre plus de sens sur celles des autres. Ce qui va permettre de fluidifier les relations. De ne plus voir l’autre comme une menace potentielle. Mais simplement comme un être humain (donc imparfait également) avec ses propres luttes internes. Ses démons, ses émotions qu’il ou elle a peut-être aussi du mal à accueillir et comprendre.

Le mot de la fin

Et maintenant, cher lecteur (ou chère lectrice) très sensible, j’ai une question pour toi.

Est-ce que tout ceci résonne en toi ?
Mais aussi est-ce que tu as déjà commencé un travail d’introspection et que tu te reconnais dans la première partie de l’article ?
Est-ce que tu as vraiment envie de suivre les étapes de la 2e partie pour apprendre enfin à maîtriser ton mental et tes émotions ?
Tu sens que seul(e) ça va être compliqué pour toi ? Tu veux être soutenu(e), encouragé(e) et pouvoir poser tes questions ?

Si c’est le cas, alors:

  1. dis-toi bien que je te comprends car je suis passée par là
  2. c’est pourquoi je peux sûrement t’aider (ça va dépendre de ta situation). Et pour le savoir je t’invite à remplir ce questionnaire (lien du questionnaire). Il me permettra de savoir si mon accompagnement peut t’aider. Si c’est le cas alors je te contacterai. Nous pourrons mettre de la clarté sur ta situation et évaluer ensemble si c’est pertinent pour toi de te lancer aujourd’hui dans l’aventure avec moi en rejoignant mon programme.

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