On ne peut pas « ne pas penser ». Il paraît d’ailleurs qu’on peut s’arrêter de respirer plus longtemps qu’on peut s’arrêter de penser. Mais alors que faire ? Continuer de subir encore et toujours les assauts continuels de nos pensées qui ne s’arrêtent jamais ? Ruminer, ressasser, angoisser. Passer son temps dans le passé et le futur mais jamais dans le présent ? À défaut de s’arrêter de penser, on peut du moins choisir où on porte notre attention. On peut voir nos pensées comme des autobus. Le choix nous appartient alors de monter dedans ou de décider de regarder l’autobus partir sans nous. Bien sûr ça demande de l’entraînement. Et un écosystème psychologique adapté.

Porter son attention sur autre chose

Si ton attention est sur « autre chose », alors elle n’est pas accaparée par tes pensées !

Mais sur quoi donc peut-on l’orienter ? Par exemple dans une activité absorbante. Se plonger dans le travail, le jardinage, le bricolage ou une pratique sportive permet de tenir la rumination à distance. Tant qu’à y être on peut aussi viser une activité qui détend particulièrement le corps et l’esprit. Voici quelques exemples.

Le souffle

Ça peut être son souffle. C’est le principe de base de la méditation de pleine conscience. Porter son attention sur son souffle pour ne pas la laisser se faire entraîner par des pensées (notamment celles qui tournent en rond).

Lire aussi : Qu’est-ce que la méditation de pleine conscience et comment la pratiquer ?

C’est l’occasion :

  • soit d’observer comment on respire sans chercher à modifier quoi que ce soit,
  • soit de chercher à abaisser sa respiration : la respiration abdominale aide à diminuer le rythme cardiaque et à calmer le stress. L’idée est de gonfler le ventre en inspirant et de le dégonfler en expirant, de façon lente et profonde. On peut aussi compter pour se réguler encore plus, en faisant par exemple de la cohérence cardiaque.

Lire aussi : La cohérence cardiaque, une arme puissante contre le stress

L’équilibre

Pourquoi pas non plus se concentrer sur son équilibre ? Au moins pour le coup ça demande vraiment de la concentration donc on ne peut pas vraiment penser à autre chose.

Pour cela tu peux faire la posture de l’arbre en yoga qui aura l’avantage de t’apaiser. Personnellement je n’y connais rien en yoga mais j’aime beaucoup cette posture là !

D’après yogilife.fr voici ce qu’elle apporte : « Réalisée avec un ajustement approprié, la posture de l’arbre augmente les facultés de concentration, calme l’esprit. Elle favorise votre sens de l’équilibre : le calme et la concentration qu’elle nécessite vous aident à trouver votre équilibre pour la journée, améliorant ainsi votre stabilité (physique, émotionnelle, mentale…) et votre enracinement dans le moment présent et dans votre vie !« 

Les 5 sens

Porter son attention sur ses 5 sens est également un bon moyen de d’apaiser les pensées envahissantes et de revenir à soi dans le calme. On revient également à l’instant présent puisque les pensées ont généralement tendance à nous amener dans le passé ou le futur.

  • Fermer les yeux. Qu’est-ce que j’entends ? Puis-je faire la liste de tous les sons que j’entends ?
  • Toujours les yeux fermés. Quelles odeurs arrivent à mes narines ? Un exercice amusant est de constater que l’air qui y entre est froid et celui qui en sort est chaud. D’ailleurs qu’elles sont mes sensations physiques ? Ai-je plutôt chaud ou froid ?
  • Puis ouvrir les yeux et regarder autour de soi comme si c’était la première fois qu’on découvrait l’environnement dans lequel on se trouve.

Pour ce qui est du goût, on peut faire la même chose en mangeant : essayer de décrire ce qu’on a dans la bouche. Quand au toucher je te conseille également de fermer les yeux et de t’amuser à prendre un objet dans tes mains et le découvrir comme le ferait une personne aveugle.

Lire aussi : La pleine conscience à la portée de tous

Le ressenti physique des émotions

Enfin je t’invite à prêter attention aux émotions qui traversent ton corps. Ça te semble perché ? Ok alors voyons comment faire.

Par exemple : si tu es stressé, il y a de fortes chance que tu aies le ventre noué. Mais où exactement dans ton ventre ? Comment se manifeste la gêne ou la douleur ? La zone est-elle plutôt petite ou étendue ? Y a-t-il d’autres zones en toi qui sont crispées ? As-tu les mâchoires contractées ? Tu peux ainsi scanner tout ton corps à la recherche de manifestations physiques de tes émotions.

Normalement l’émotion désagréable finit par se calmer. On la met en quelque sorte en mode sommeil, ce qui permet de passer à autre chose plutôt que de rester « bloqué(e) ».

Si tu le testes n’hésites pas à faire part de ton expérience en commentaire !

Lire aussi : Comment gérer ses émotions ?

Lâcher prise sur la perfection

Souvent lorsqu’on a du mal à lâcher prise sur nos pensées, c’est parce qu’on veut d’abord finir de résoudre complètement le « problème » qui nous contrarie sur le moment.

On se dit que c’est trop important. Plus ou moins consciemment on est persuadé(e) qu’on a trop à perdre à lâcher prise. Abandonner le contrôle est trop risqué pour nous. Bien souvent c’est d’ailleurs notre ego qui parle. Alors on s’accroche, par peur, à tout ce qui nous contrarie. On aimerait bien être parfait et que les autres le soient aussi. Ainsi le perfectionnisme nous fait trop souvent perdre en naturel et en ouverture d’esprit.

Selon la situation il peut être plus que bénéfique de se dire « tant pis ». Accepter ses faiblesses, ses fragilités, ses doutes et diminuer son niveau d’exigence que ce soit envers soi ou les autres.

Par exemple : se dire tant pis si j’échoue ou je rate de temps en temps, si je ne fais pas aussi bien (ni tout ce) que j’aimerais, si je n’ai pas aimé la façon dont on m’a parlé, si j’ai pu de mon côté blesser quelqu’un sans le vouloir.

Après tout j’ai le droit à l’erreur et les autres aussi. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas chercher à faire mieux, simplement garder à l’esprit la limite entre ce qu’on peut changer (ce sur quoi on a le contrôle) et ce qu’on ne peut pas. Par exemple je peux contrôler ce que je pense, dis et décide, ce que j’écoute et apprends de mes erreurs, qui sont mes amis et ma gentillesse. Mais je ne peux pas contrôler ce que les autres disent, le passé, la méchanceté des autres ni ce qu’ls décident, les injustices ou ce que les autres pensent.

Écrire

L’écriture, ou l’arme fatale contre les ruminations. Personnellement quand je n’arrive pas à dormir, ou bien que je me sens mal, ou encore quand je me surprends à ressasser, je me mets à écrire. Je pose sur le papier tout ce qui me vient. Sans filtre.

Je pose mes pensées dans ce sanctuaire qu’est mon journal. Je les mets ailleurs pour qu’elles n’aient plus besoin de prendre autant de place dans mon esprit. Elles sont en quelques sorte rangées. Je n’ai donc plus non plus la crainte « d’oublier ». Si il y a, ce sont généralement au début qu’arrivent les propos les plus virulents. Ensuite, une fois mon « sac vidé ». Je peux me raisonner et m’auto-coacher. Les véritables progrès peuvent alors arriver.

L écriture permet aussi de le libérer l’esprit quand on a « trop de choses à faire en trop peu de temps ». Plutôt que de tout garder en tête jusqu’à la faire exploser, autant noter sur du papier, sur un tableau, sur son téléphone. Et pourquoi pas mettre des rappels sur son téléphone ou son ordinateur !

Faire du sport

La pratique du sport régulier maintient notre organisme en bonne santé, réduit le stress et augmente la capacité de réflexion

D’après lefigaro.fr : « Les recherches menées montrent qu’une activité physique régulière est efficace pour lutter contre le stress, l’anxiété, la dépression et même les addictions. Selon une étude française publiée dans la revue PLos One, l’anxiété généralisée affecte 6 % des sportifs de haut niveau, contre 14 % de la population française. »

Enfin pratiquer une activité physique de trente minutes trois fois par semaine aide considérablement à lutter contre les ruminations.

4 clés pour clamer le tourbillon des pensées

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